Retour des chenilles processionnaires : tout ce qu’il faut savoir sur ces insectes et comment s’en protéger

Les chenilles processionnaires font leur retour comme chaque année sur tout le territoire français et en Bourgogne-Franche-Comté notamment. On vous explique en quoi elles sont dangereuses et ce qu’il faut faire pour s’en prémunir. Détails.

Chenilles processionnaires : petit insecte qui provoque des brûlures

Les beaux jours sont de retour dans notre région et avec eux des insectes parfois nocifs pour l’être humain et nos animaux de compagnie. C’est le cas des chenilles processionnaires. « Les chenilles processionnaires sont plus nombreuses dans le Nord-Est de la France, elles s’installent sur les axes de transport, les routes et les autoroutes » nous expliquait il y a plusieurs années Laurent Tautou, alors directeur de l’agence de l’ONF en Haute-Saône.

Qui sont les chenilles processionnaires ?

Selon Fredon Bourgogne-Franche-Comté, spécialisé dans la surveillance du patrimoine végétal, les chenilles processionnaires du chêne, les plus courantes dans notre région, font leur retour au mois de mars et sont particulièrement présentes jusqu’au mois de juillet. Pondus en fin d’été, les œufs éclosent généralement en avril.

Il existe en effet deux types de chenilles processionnaires avec des comportements différents : 
► la chenille processionnaire du chêne
► la chenille processionnaire du pin

Les chenilles s’attaquent aux arbres sans les tuer. Elles les affaiblissent néanmoins. Ils deviennent ainsi plus sensibles aux maladies et aux autres ravageurs.

A l’âge adulte, les chenilles processionnaires, qualifiées de nuisibles, se transforment en papillons de nuit. On les appelle chenilles « processionnaires » car elles se déplacent en une file indienne pouvant s’étendre sur plusieurs mètres. 

Comment les reconnaître ?

On peut les reconnaître grâce à leur tête de couleur brun foncée, leur corps possédant des plaques rouges et brunes sur le dessus. Au troisième stade de développement, à la mi-mai, les chenilles se dotent de longs poils soyeux caractéristiques, mais aussi de poils microscopiques contenus dans des glandes et qui peuvent être éjectés en cas de stress de l’animal. Ils peuvent mesurer jusqu’à 5 cm de longueur en fin de développement. 

Leur nid est en forme de cocon accolé au tronc d’un arbre. 

Elles se nourrissent de jour comme de nuit du feuillage de leur arbre hôte, et se regroupent en moyennes puis en grandes colonies sur les troncs et charpentières des chênes, au fur et à mesure du développement des stades larvaires, jusqu’à la nymphose.

Pourquoi ça pique ?

Les chenilles processionnaires possèdent des poils urticants, composés de dards. Ils contiennent une toxine. « En forêt, leurs poils urticants peuvent être dangereux pour la santé des hommes et des animaux, les chiens notamment » prévient l’Office Nationale des Forêts sur son site internet

En effet, les poils peuvent provoquer de très fortes allergies. Chez les animaux, en cas d’ingestion, la langue peut se nécroser, les empêchant de s’alimenter. « Le contact génère des troubles parfois graves (choc anaphylactique, œdèmes, irritations, démangeaisons) dans les cas les plus fréquents, voire des réactions plus importantes chez les personnes sensibles, nécessitant un recours médical » met en garde l’ONF.

Il est donc impératif d’éviter tout contact physique avec les chenilles processionnaires. « Après une piqûre ou une suspicion de piqûre, il est recommandé de laver abondamment à l’eau, sans frotter, afin de ne pas casser les poils urticants, ce qui libèrerait davantage de toxine dans l’organisme. L’utilisation d’un papier collant pour décrocher les poils peut aussi être une solution » expliquent nos confrères de Geo.fr.

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Auteur de l’article : AEI