Datura : un projet de réglementation européen prévoit de fixer des teneurs maximales pour la nutrition humaine

Selon le dernier avis de l’EFSA, l’agence sanitaire européenne, le risque est réel pour les consommateurs. En effet, le datura contient deux alcaloïdes tropaniques toxiques pour les consommateurs, que ce soient les hommes ou les animaux. Il s’agit de l’atropine et de la scopolamine.

Pour les toxicologues il est important de déterminer la dangerosité de ces molécules. C’est pourquoi, au niveau de l’Europe, deux phases de travail sont prévues à cet effet. La première est gérée par l’Efsa, l’autorité européenne de sécurité alimentaire, qui fournit des avis scientifiques sur les risques encourus par les consommateurs. Dans le cas des alcaloïdes tropaniques du datura, l’Efsa a conclu, dans son dernier avis, que certaines catégories de populations pouvaient avoir des habitudes alimentaires qui conduisent à un dépassement de l’ARfD (pour Acute Reference Value, en anglais).

Par conséquent, le projet de réglementation défini par la Commission Européenne prévoit d’élargir celle actuellement en place pour le baby food, à la fois à l’ensemble de la chaîne alimentaire (de la matière première au produit fini), mais également à un certain nombre de cultures comme le maïs, le millet, le sorgho et le sarrasin.

Fixées à 15 µg/kg, 10 µg/kg ou 5 µg/kg, ces différentes limites maximales envisagées ont pour objectif d’intégrer les difficultés des filières à gérer cette future réglementation au champ, mais également de garantir la sécurité des consommateurs qui, en direct, peuvent manger et ingérer ces produits en quantités plus importantes.

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Auteur de l’article : AEI