La renouée du Japon est-elle une plante à combattre? L’avis d’un ingénieur en Pévèle

Originaire d’Asie, la renouée du Japon (Reynoutria japonica), plante invasive, a été introduite dans nos contrées à des fins ornementales au 19e siècle. Nous avons interrogé l’ingénieur écologue Christophe Hildebrand, de Mérignies, pour savoir s’il fallait la combattre…

La renouée du Japon est-elle une plante à combattre? L’avis d’un ingénieur en Pévèle

Cette vivace, qui atteint 2 à 3 mètres de hauteur pendant l’été, a une croissance très rapide. L’herbacée à tige annuelle est devenue au fil des années très invasive, colonisant de larges territoires au détriment de la flore locale qui disparaît alors très vite, provoquant ainsi « un désert » au niveau de la biodiversité. Pour autant faut-il la combattre jusqu’à la voir disparaître ?

Christophe Hildebrand, ingénieur écologue du Département, habitant de Mérignies, analyse : « Si le terme combattre me semble un peu fort, il convient effectivement de la supprimer systématiquement. Dès que l’ombre d’une feuille apparaît, essentiellement au printemps, il faut déterrer le rhizome. Il convient de ne rien laisser sur place sinon la plante repart. »


Cette vivace, qui atteint 2 à 3 mètres de hauteur pendant l’été, a une croissance très rapide. L’herbacée à tige annuelle est devenue au fil des années très invasive, colonisant de larges territoires au détriment de la flore locale qui disparaît alors très vite, provoquant ainsi « un désert » au niveau de la biodiversité. Pour autant faut-il la combattre jusqu’à la voir disparaître ?

 Christophe Hildebrand, ingénieur écologue du Département, habitant de Mérignies, analyse : « Si le terme combattre me semble un peu fort, il convient effectivement de la supprimer systématiquement. Dès que l’ombre d’une feuille apparaît, essentiellement au printemps, il faut déterrer le rhizome. Il convient de ne rien laisser sur place sinon la plante repart. »

Elle provoque le désert autour d’elle

« La renouée du Japon n’est pas reprise sur la liste officielle européenne des espèces exotiques envahissantes (EEE), mais elle est toutefois considérée comme une plante exotique invasive », nous informe le Conservatoire Botanique National de Bailleul. « Car elle monopolise l’espace et les ressources en produisant au niveau de ses racines des substances toxiques qui provoquent la nécrose des racines des autres espèces avoisinantes. Le « désert » ensuite s’installe avec un appauvrissement considérable pour la biodiversité locale. »

En France, les plants sont stériles, donc pas de production de graines fertiles disséminées par le vent, il y a cependant des risques pour les habitats naturels. Elle n’a aucun intérêt biologique pour la chaîne alimentaire.

Aujourd’hui la plante est partout aux abords des chemins, des routes, des voies ferrées, sur les remblais. Elle aime les terrains en friche et frais. On la trouve aussi dans les espaces privés. Le jardinier alors devra intervenir à la première apparition. Détruire sans état d’âme sous peine d’être envahi en quelques mois.

Conseils pour tenter de se débarrasser de la plante

Pour l’éliminer, faire une coupe nette (ou préférer l’arrachage) ne rien laisser en terre, ne pas broyer les déchets, ne pas mettre au compost, ne pas jeter dans la poubelle verte ! À ce jour, il est recommandé de mettre en déchets ménagers pour incinération. « La présence des renouées asiatiques est souvent une conséquence directe de la perturbation du milieu liée aux activités humaines »

[Via La Voix du Nord]

Auteur de l’article : AEI