Réponse du Professeur Salomon à Philippe de Goustine, président de Stop Ambroisie

Depuis 4 ans, suite au décret d’application de 2016 qui incluait pour la première fois la lutte contre l’ambroisie dans la nouvelle loi Santé, les organismes de lutte contre la propagation de l’ambroisie comme Stop Ambroisie alertent sur l’inefficacité de ces mesures en raison d’un manque d’organisation des services d’État et donc d’un manque, pour tous, d’incitations coercitives.

Aujourd’hui, le directeur général de la Santé, le Professeur Salomon a répondu aux sollicitations de Philippe de Goustine, président de l’association Stop Ambroisie. Il rappelle alors les modalités du décret de 2016 : « le préfet de département détermine par arrêté les modalités d’application des mesures » et souligne « l’obligation de destruction des espèces sous quelque forme que ce soit au cours de leur développement ».

Pourtant il ajoute que « la possibilité de mettre en demeure puis de sanctionner les propriétaires qui ne mettent pas en œuvre les mesures prescrites dans I’arrêté préfectoral n’est actuellement pas permise en l’absence de disposition législative le prévoyant ». Voyons le bon côté des choses : on peut espérer que l’État a désormais conscience des enjeux que représente l’ambroisie et la nécessité de stopper dès à présent sa propagation.

En parallèle, Philippe de Goustine interpelle l’ANSES par rapport au récent rapport publié par ces derniers qui fait état de la préoccupante situation de l’ambroisie en France. Il précise de nouveau que les moyens pour lutter contre l’ambroisie sont simples mais efficaces à la seul condition que toutes les communes s’impliquent à part égale.  Ce n’est, pour le moment, pas le cas puisqu’il est donné à chacune le choix de faire de la lutte contre les espèces invasives une priorité ou non. L’objectif est donc de rendre obligatoire cette lutte dans les communes et intercommunalités et ce, en inscrivant aussi l’ambroisie dans la liste des « plantes nuisibles à l’agriculture ».

Auteur de l’article : AEI